Petite Histoire du corbillard

 

 

Pour faire suite a un questionnaire lors du repas des anciens sur le corbillard que nous avons connu dans notre jeunesse, je vais vous conter son histoire.

 

           Lors de la réunion de conseil du 08/01/1922 Mr le Maire rappelle au conseil que depuis longtemps il est question de posséder un corbillard.

Les ressources de la commune ne permettant pas l’achat d’un corbillard dans le commerce, après renseignements il semble qu'un véhicule de ce genre peut être constitué par les charrons de la commune, à condition de fournir les parties roulantes et de suspension.

Mr le Maire, a eu des propositions de calèche pour 300 fr maximum.

Il est décidé l’achat d’une calèche  à Mr Colombe de Flers pour la somme de 275f, avec l’intention de la transformer en corbillard. C’est Mr Vaugeois Joseph qui fait la transformation pour la somme de 1500fr. Le corbillard est garé chez Mr Hochet aux Forges.

  Le 20 mai 1922, le premier conducteur est nommé en la personne de Eugène Morin de la Benoistiére. Il est demandé à Mr Morin de fournir un cheval doux, de robe sombre (noir ou bai brun) bien étrillé et brossé les sabots noircis.

Il lui est alloué la somme de  15 francs pour le transport quelque soit la classe choisie par la famille

Il recevra en plus la somme de 50 francs par an pour l’entretien du véhicule et des équipages

Pour les déplacements hors commune il recevra une indemnité complémentaire de 2 francs par kilomètre à l’aller seulement.

 

Un règlement des transport de corps  est instauré, les règles avec  trois classes et trois tarifs sont établis.

Classe 3: le corbillard ne porte pas de panache, les tentures sont à franges blanches, caparaçon noir sous le harnais, pas de drap mortuaire.

Classe 2: panaches simple, tentures n° un à franges d’argent sans pendeloques, qutres cordons du poêle, drap mortuaire, caparaçon sous le harnais.

Classe 1: panaches doubles,  tentures n° un avec pendeloques, six cordons du poêle, drap mortuaire, caparaçon sous le harnais.

Les tarifs sont de 20 francs en classe 3, 40 francs en classe 2, 60 francs en classe 1

Le 5 mai 1924, Mr Felix Guerin de la Goulande est nommé comme nouveau conducteur du corbillard.

De nouvelles indemnité sont calculées en plus des 50 francs annuel il recevra:

15 francs en  classe 1

18 francs en classe 2

20 francs en classe 1.

Le 22 mai 1925, un terrain est acheté à Mr Furon pour créer un garage du corbillard et une buanderie pour l’instituteur

Le 12 septembre 1927,  Eugéne Nobis de Vaugeois, remplace Felix Guerin

De nouvelles indemnités lui sont attribuées:

30fr pour un convoi en 3 éme classe, 35fr en classe 2 et 50fr en classe 1er

Pour les convois hors commune il  recevra 4 francs par kilomètre aller.

Les tarifs sont bloqués jusqu’au 1er septembre 1930

Le 22 mai 1928, Raymond Duval est nommé conducteur en remplacement de Eugene Nobis qui déménage à Notre dame du Rocher. Les conditions d’indemnités reste les mêmes.

Le 27 juin 1937, de nouvelles indemnités lui sont allouées

35 fr pour un convoi en 3éme classe, 50fr en 2 éme classe et  60fr en 1er

Le  26 janvier 1940, Armand Legeard de la Touche remplace      Raymond Duval, mobilisé.

Les indemnités convenues lors du 27 juin 1937 sont maintenues pendant les hostilités.

Le 1er juillet 1945, Henri Métairie du Grand-Mesnil, remplace Armand      Legeard, conformément aux articles de 1928 et 1937 les indemnités sont maintenues.

Le 1er avril 1947, Victor Couillard domicilié au Hutrel, remplace      Henri Metairie

 Le 13 décembre 1957, Henri Metairie remplace Henri Couillard, démissionnaire

 Le 17 décembre 1961, Jean Dauverné remplace Henri Metairie, démissionnaire

 Le  2 novembre 1963, l’indemnité par convoi est portée à 45 Fr nv

1966-1967 Les derniers convois funéraires seront fait avec la 2cv de Jean Dauverné!!!!

 

Février 1967, le corbillard étant vétuste il est décidé de supprimer l’emploi de conducteur du corbillard. Des devis sont demandé au Pompes funèbres générales.

 Le 17 avril 1970, le corbillard est vendu aux enchères, il est acheté par Jean Leverrier, boucher, à Domfront, 21 place St Julien. La trace en est perdue, la mère de Jean Leverrier ne voulait pas voir le corbillard chez elle. Il est alors vendu à un brocanteur.

 

 

 

 

 

     Amand Legeard                   Raymond Duval                             Eugene Nobis                Victor Couillard

                Garage du corbillard                                                  Henri Métairie                     Jean Dauverne